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OPINIONCOMMENTAIREAUDIOVISUEL PUBLIC

Service public ne veut pas dire faire la leçon au public

L’idée du service public est trop importante pour être laissée à ses fonctionnaires. L’Allemagne a besoin d’un journalisme qui contrôle le pouvoir et informe les citoyens. Elle n’a pas besoin d’un audiovisuel qui confond sa propre vision du monde avec le minimum démocratique.

Par Andreas W. Herb, Éditeur de Die Aufrechte Lupe, Paderborn

11 minutes de lecture14 sources0 correctionsDéclaration d’intérêts

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Sommaire
  • 61 %

    de confiance dans l’audiovisuel public

    2024, valeur la plus basse depuis le début de la série ; en 2019, c’était 67 pour cent[3]

  • 20 %

    estiment que la population est systématiquement trompée

    deux ans plus tôt, c’était 14 pour cent[3]

  • 1,5 M€

    plafond prévu des amendes de l’autorité des médias

    aujourd’hui 500 000 euros[2][8]

  • une sur cinq

    recommandation, quota minimal dans le projet de discussion

    consultation ouverte jusqu’au 13 novembre 2026[9]

Quatre chiffres issus de quatre contextes différents. Les deux premiers sont mesurés, les deux derniers sont des projets : l’un dans le texte du gouvernement, l’autre seulement soumis à la discussion.

L’idée du service public est trop importante pour être laissée à ses fonctionnaires. L’Allemagne a besoin d’un journalisme qui contrôle le pouvoir et informe les citoyens. Elle n’a pas besoin d’un audiovisuel qui confond sa propre vision du monde avec le minimum démocratique. Le danger commence lorsque l’ordre des médias ne protège plus avant tout le débat ouvert, mais garantit un pouvoir institutionnel et une visibilité privilégiée.

Une bonne idée n’est pas un blanc-seing

Après la mainmise nationale-socialiste sur la radiodiffusion, il fallait bâtir un contre-modèle tenu à distance de l’État. L’ordonnance britannique qui institua le 1er janvier 1948 le Nordwestdeutscher Rundfunk comme premier organisme public de radiodiffusion exigeait des programmes « en pleine indépendance à l’égard des influences de l’État et des courants des partis ».[1] La leçon n’est pas d’approvisionner les citoyens en opinions prétendument justes. Elle est de rendre possible un jugement indépendant.

Aujourd’hui encore, le Medienstaatsvertrag astreint les organismes à des normes journalistiques, « notamment pour garantir une information et une couverture indépendantes, factuelles, véridiques et complètes ». L’objectivité et l’impartialité se situent un cran en dessous : les organismes « devraient » respecter ces principes et présenter de façon équilibrée la plus large diversité possible de thèmes et d’opinions.[2] L’impartialité ne signifie pas l’indifférence envers la dignité humaine et la démocratie. Mais elle signifie ne pas confondre la contradiction démocratique avec l’infériorité morale.

La confiance n’est pas un acquis

La critique est mesurable. Dans l’étude longitudinale de Mayence, la confiance dans l’audiovisuel public est passée de 67 pour cent en 2019, l’année d’avant la pandémie, à 61 pour cent en 2024. C’est la valeur la plus basse depuis le début de l’enquête ; pendant la pandémie, les valeurs atteignaient 70 pour cent.[3]

La valeur la plus basse de la série

Part des Allemands qui jugent la télévision publique plutôt ou très digne de confiance, en pour cent

La valeur la plus basse de la sérieDiagramme en barres avec 3 catégories et 1 séries. L’axe commence à zéro et va jusqu’à 67 % ; la plus petite valeur représentée est 61 %. Tous les chiffres figurent dans le tableau de données sous le graphique.201967202364202461020406080Chiffres en %

Étude longitudinale de Mayence Medienvertrauen 2024[3]. Graphique redessiné à partir des chiffres du texte.

Limites des données: Seules les années pour lesquelles cette publication indique une valeur propre. Pour les années de pandémie, elle indique 70 pour cent sans détailler les années ; elles ne figurent donc pas dans le graphique. En novembre et décembre 2024, 1 203 personnes de 18 ans et plus ont été interrogées par téléphone.

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Afficher le tableau de données3 lignes
Valeurs du graphique: La valeur la plus basse de la série
Confiance (%)
201967
202364
202461

L’audiovisuel public est malgré tout resté le type de média auquel on fait le plus confiance, devant la presse nationale et la presse régionale. Les chercheurs ne constatent expressément aucun effondrement général de la confiance dans les médias ; ils parlent de continuité plutôt que de changement, et la part de ceux qui font peu ou pas du tout confiance aux médias est elle aussi restée stable.[3]

En tête – et cela avec une valeur en baisse

Part des Allemands qui font confiance au type de média considéré, 2024, en pour cent

En tête – et cela avec une valeur en baisseDiagramme en barres avec 6 catégories et 1 séries. L’axe commence à zéro et va jusqu’à 61 % ; la plus petite valeur représentée est 3 %. Tous les chiffres figurent dans le tableau de données sous le graphique.Télévision publique61Journaux locaux56Quotidiens nationaux55Télévision privée17Presse populaire3Réseaux sociaux3020406080Chiffres en %

Étude longitudinale de Mayence Medienvertrauen 2024[3]. Graphique redessiné à partir des chiffres du texte.

Limites des données: L’audiovisuel privé est le seul type de média à connaître un changement notable par rapport à 2023 : de 22 à 17 pour cent. Les valeurs des journaux locaux et des quotidiens nationaux ont varié de trois points chacune, ce qui se situe dans la marge d’erreur.

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Afficher le tableau de données6 lignes
Valeurs du graphique: En tête – et cela avec une valeur en baisse
Confiance (%)
Télévision publique61
Journaux locaux56
Quotidiens nationaux55
Télévision privée17
Presse populaire3
Réseaux sociaux3

Dans le même temps, le rejet fondamental progresse. En 2024, un Allemand sur cinq souscrivait à l’affirmation selon laquelle la population est systématiquement trompée par les médias ; deux ans plus tôt, cette valeur s’élevait à 14 pour cent. L’affirmation selon laquelle les médias saperaient la liberté d’opinion a elle aussi atteint un sommet, avec 20 pour cent.[3] Cela ne démontre pas le reproche. Cela montre à quel point il est urgent de regagner la confiance.

Dans un sondage de l’institut INSA pour l’agence de presse IDEA de septembre 2025, 38 pour cent des 2 002 personnes interrogées trouvaient la couverture de l’audiovisuel public orientée à gauche, 36 pour cent étaient d’un avis contraire, 20 pour cent répondaient « ne sait pas ».[4] Ce n’est pas une majorité, pas même une courte. Mais ce n’est pas non plus un groupe marginal négligeable.

Une analyse de contenu de l’université de Mayence a examiné, pour la période d’avril à juin 2023, neuf formats d’information du service public et 38 médias privés comparables à forte audience, soit près de 10 000 contributions. La diversité des thèmes et des acteurs était élevée, dans les deux groupes. Les neuf formats du service public adoptaient tous une perspective plutôt sociale que libérale en matière économique ; dans sept sur neuf, les positions libérales-progressistes l’emportaient sur les positions conservatrices. Ils n’étaient pas pour autant particulièrement unilatéraux par rapport aux médias privés.[5] Cela ne justifie aucun reproche général de mainmise. Cela justifie la question de savoir si un audiovisuel financé en commun prend vraiment au sérieux l’ensemble de la société.

Un cas qui montre la limite

La présentation du « heute journal » du 11 septembre 2025 consacrée à l’attentat contre le militant américain Charlie Kirk montre à quel point cette limite est sensible. Dunja Hayali a expressément déclaré d’emblée que célébrer la mort de Kirk n’était « justifiable par rien », puis elle a décrit son travail politique.[6]

La ZDF a répondu aux plaignants le 23 octobre 2025 : la présentation n’avait « pas été erronée sur le fond », mais avait pu « donner une impression de relativisation en début de phrase » et avait été ressentie comme déplacée par certains téléspectateurs. La rédaction l’aurait examinée d’un œil critique et en aurait reparlé avec la présentatrice. La chaîne et la présentatrice ont regretté que la formulation ramassée ait donné une impression équivoque.[6]

Le conseil de télévision s’est saisi de l’émission le 12 décembre 2025, a retenu une plainte de référence en raison du grand nombre de saisines et l’a rejetée comme non fondée. Il n’a constaté aucune violation des dispositions applicables à la ZDF.[7] Cela fait partie de la vérité. Mais cela ne clôt pas le débat journalistique : « aucune violation du droit » n’est pas un label de qualité pour une présentation réussie.

Des positions peuvent être situées de façon critique, mais pas au point que la condamnation de l’acte paraisse atténuée par les mots. Qui présente sur le service public doit au public, précisément ici, de la précision plutôt qu’une pointe morale. Que la rédaction en ait justement reparlé en interne plaide pour elle. Que cela n’ait été dit publiquement qu’après des milliers de plaintes plaide contre elle.

Pression de contrôle et audience privilégiée

En parallèle, les Länder développent la surveillance. Le projet gouvernemental de Digitale Medien-Staatsvertrag, approuvé par les chefs de gouvernement en juin 2026, autorise les autorités des médias des Länder à employer des moyens techniques qui comparent de façon automatisée des contenus texte, image, audio et vidéo de l’audiovisuel et des services en ligne avec des infractions possibles, y compris des contenus à accès restreint. Dans le même temps, le plafond général des amendes passe de 500 000 à 1,5 million d’euros, et le délai de prescription de six à 24 mois.[2][8]

Le projet comporte des garde-fous, et ils ne sont pas accessoires : si la technique signale une infraction possible, une personne physique doit vérifier sans délai si elle se confirme ; à défaut, les données doivent être effacées immédiatement, au plus tard au bout de 30 jours. Une comparaison automatisée ciblant des personnes déterminées est expressément interdite. Il doit être possible de reconstituer a posteriori qui a saisi, modifié ou supprimé quelles données.[8] Cette surveillance vise l’audiovisuel privé et les services en ligne, pas les organismes du service public.

La deuxième partie du projet va plus loin. La commission de l’audiovisuel l’a soumise à la discussion le 16 septembre 2026, la consultation est ouverte jusqu’au 13 novembre 2026. Elle propose un quota minimal pour les systèmes de recommandation algorithmiques : une recommandation sur cinq devrait provenir de contenus signalés comme d’intérêt public. Le projet justifie cet ordre de grandeur par la part de publicité aujourd’hui habituelle dans les fils d’actualité et cite expressément comme exemples des offres privées, d’un article d’actualité à un podcast en passant par un article de presse.[9] Ce n’est donc ni adopté ni un quota pour l’ARD et la ZDF. La question demeure pourtant : pourquoi un statut accordé devrait-il garantir de l’attention ? La confiance doit se mériter, et non être remplacée par un placement privilégié.

C’est là que réside le risque démocratique. Lorsque se conjuguent le contrôle automatisé, une forte pression de sanction et des privilèges institutionnels d’audience, l’espace d’une contre-publicité indépendante peut se rétrécir. Il ne faut pas attendre une interdiction pour que la liberté du débat soit menacée. La seule crainte de procédures coûteuses peut pousser de petits fournisseurs à l’autocensure. Des évaluations automatisées erronées peuvent frapper des contributions légitimes. Des recommandations privilégiées peuvent renforcer les offres établies et refouler relativement les voix nouvelles.

Ce n’est pas le constat d’une censure déjà décidée. C’est une mise en garde contre une concentration de pouvoir qui pourrait nuire même sans intention correspondante. C’est pourquoi les taux d’erreur, les critères de sélection, les voies de recours et la diversité réelle doivent être vérifiables. La protection de la démocratie ne doit pas être une étiquette qui remplace l’examen critique.

Les contrôleurs non plus ne sont pas au-dessus de tout soupçon

Les autorités des médias des Länder ne sauraient pour autant être assimilées aux organes de surveillance de l’ARD et de la ZDF. Ce sont des établissements des Länder tenus à distance de l’État, qui surveillent l’audiovisuel privé et une partie des services en ligne.[13] Les conseils de radiodiffusion et de télévision sont autre chose : des organes de l’organisme concerné, composés de groupes de la société, qui contrôlent leur propre maison.[14] Les uns comme les autres doivent accepter les questions dérangeantes.

Pour les missions particulières des autorités des médias des Länder, le Medienstaatsvertrag prévoit une part de la redevance audiovisuelle qui peut financer l’autorisation et la surveillance, les canaux ouverts, l’infrastructure technique, l’audiovisuel local non commercial et l’éducation aux médias.[2] Pour 2025, le Beitragsservice indique à ce titre environ 164,5 millions d’euros, sur un produit total de la redevance de 8,72 milliards d’euros.[10] Ce ne sont pas de simples frais administratifs.

Que cet argent soit partout bien employé, on peut en douter. La Cour des comptes suprême de Bavière a qualifié en novembre 2024 la Bayerische Landeszentrale für neue Medien de « structurellement surfinancée depuis de nombreuses années » : elle est la seule autorité des médias d’un Land à recevoir la totalité des 1,89 pour cent de la part de redevance, soit environ 26 millions d’euros par an, avec un taux de fonds propres de près de 70 pour cent. Les salaires y seraient nettement supérieurs à ceux de la fonction publique bavaroise.[11] La BLM objecte que la comparaison des salaires est matériellement fausse, parce qu’elle assimile des salaires d’employés à la rémunération des fonctionnaires et laisse de côté les charges de retraite ; et qu’elle n’est pas le seul organisme à recevoir la part pleine.[12] C’est précisément pour cela que les besoins et les coûts doivent être examinés de façon indépendante avant que cette surveillance reçoive de nouvelles compétences.

Retour à la mission

La réponse n’est ni la suppression ni un changement de couleur politique. Elle consiste à séparer proprement la nouvelle et le commentaire, à prendre au sérieux les contre-positions démocratiques, à corriger les erreurs de façon visible, à faire examiner la qualité de façon indépendante et à démonter les doubles structures. Un nouveau pouvoir de surveillance a besoin d’un contrôle indépendant et d’une protection juridictionnelle efficace avant d’être étendu.

Les arguments conservateurs n’ont pas à plaire pour être présentés équitablement. Les arguments progressistes ne méritent aucune remise lors de la vérification des faits. Le même étalon vaut pour les deux.

L’idée du service public mérite d’être protégée. L’appareil ne mérite aucun blanc-seing. Service public veut dire : tenu envers le public. Pas envers un parti, pas envers un gouvernement et pas envers le milieu préféré d’une rédaction.

Andreas W. HerbÉditeur de Die Aufrechte Lupe, Paderborn

Ce que je n’affirme expressément pas

Je n’affirme pas que l’audiovisuel public ment à la population, que sa couverture est pilotée ou que les analyses de contenu examinées établissent une partialité allant au-delà des médias privés comparables. Les données ne le permettent pas. Je n’affirme pas non plus qu’une censure est décidée : l’examen automatisé figure dans le projet gouvernemental avec une vérification humaine et des délais d’effacement, le quota de recommandations est une proposition de discussion en consultation. Que 20 pour cent des Allemands prêtent aux médias un mensonge systématique est un constat sur les personnes interrogées, pas un constat sur les médias. Les exigences politiques formulées dans ce texte sont ma position, pas le propos des sources.

EXAMEN


Ce qui a été vérifié avant la publication

  • Toutes les indications ont été vérifiées le 30 octobre 2026 sur les sources primaires : les taux de confiance sur l’étude longitudinale de Mayence Medienvertrauen 2024, les résultats du sondage sur le compte rendu de l’agence de presse IDEA, l’analyse de contenu sur le communiqué de l’université de Mayence, les propos sur l’émission du 11 septembre 2025 sur la réponse publiée de la ZDF et sur la décision de son conseil de télévision, les compétences envisagées sur le projet gouvernemental du Digitale Medien-Staatsvertrag et sur le projet de discussion de sa deuxième partie, les montants sur le Medienstaatsvertrag en vigueur, sur le Beitragsservice et sur la Cour des comptes suprême de Bavière.
  • Un passage du projet n’a pas passé la vérification : il attribuait au conseil des médias de la BLM une position opposée à celle de la Cour des comptes et invoquait comme arguments des missions légales et des réserves nécessaires. Ce qui est établi, c’est une position de la BLM elle-même, exposée par son président, et avec d’autres arguments : la comparaison des salaires serait matériellement fausse, et elle ne serait pas le seul organisme à recevoir la part pleine de la redevance. Le paragraphe dit désormais ce que les sources permettent de dire. Aucune déclaration propre du conseil des médias n’a pu être trouvée.
  • Formulé plus précisément que dans le projet : le Medienstaatsvertrag oblige les organismes à une information indépendante, factuelle, véridique et complète. L’objectivité et l’impartialité figurent en revanche dans la loi comme une prescription de simple recommandation. C’est une différence qui disparaît souvent dans le débat.
  • À propos du titre de la source 4 : l’agence de presse IDEA qualifie 38 pour cent de « courte majorité ». Ce n’en est pas une. 36 pour cent sont d’un avis contraire, 20 pour cent répondent « ne sait pas », 5 pour cent ne se prononcent pas. Ce commentaire ne qualifie donc pas ces 38 pour cent de majorité.
  • À propos de la présentation du 11 septembre 2025 : ce commentaire écrit que la présentatrice a décrit les positions politiques de l’homme tué. La ZDF et le conseil de télévision décrivent le même passage de façon plus sévère, à savoir comme l’exposé de convictions racistes, d’extrême droite, sexistes et antisémites établies. Cette appréciation est celle de la chaîne et de son organe de surveillance, pas celle de cette rédaction ; nous n’avons pas examiné nous-mêmes ce qui a été diffusé, l’émission n’est pas à notre disposition.
  • Non vérifié et donc non affirmé : si les compétences décrites conduisent en pratique à des décisions erronées, quel est le taux d’erreur de la technique employée et combien de contributions de petits fournisseurs seraient concernées. La deuxième partie du traité est un projet de discussion en consultation ; elle n’est pas adoptée. La ZDF, la commission de l’audiovisuel des Länder et la BLM n’ont pas été invitées à réagir.

SOURCES


Sources

Chaque numéro dans le texte mène à sa source. L’origine est indiquée à chaque entrée : officielle, article de presse, fédération, institut ou portail de données. Les titres restent dans leur langue d’origine, afin que chaque document reste trouvable.

  1. [1] Bundeszentrale für politische Bildung, 19.06.2023

    Konrad Dussel: Vom Monopol zu komplizierter Konkurrenz. Aus Politik und Zeitgeschichte 25/2023 (mit dem Wortlaut der britischen Verordnung zur Errichtung des NWDR vom 1. Januar 1948)

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  2. [2] die medienanstalten, Stand 30.10.2026

    Medienstaatsvertrag, geltende Fassung (§ 26 Abs. 2 Auftrag, § 112 Finanzierung besonderer Aufgaben, § 115 Abs. 2 Ordnungswidrigkeiten mit 500.000 Euro)

    Source officielle↑ retour au texte

  3. [3] Johannes Gutenberg-Universität Mainz, Mai 2025

    Fawzi u. a.: Stabiles Medienvertrauen auch in Zeiten politischer Umbrüche. Mainzer Langzeitstudie Medienvertrauen 2024, Media Perspektiven 13/2025

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  4. [4] IDEA, 24.09.2025

    Knappe Mehrheit findet öffentlich-rechtlichen Rundfunk linkslastig (INSA-Umfrage, 2.002 Befragte, 19. bis 22. September 2025)

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  5. [5] Johannes Gutenberg-Universität Mainz / Stiftung Mercator, 26.01.2024

    Maurer, Kruschinski, Jost: „Fehlt da was? Perspektivenvielfalt in den öffentlich-rechtlichen Nachrichtenformaten“, Pressemitteilung zur Studie

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  6. [6] ZDF, 23.10.2025

    Programmkritik zur Sendung „heute journal“ vom 11.09.2025, Stellungnahme in Vertretung des Intendanten

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  7. [7] ZDF-Fernsehrat, 12.12.2025

    Mitteilung über den Ausgang des Beschwerdeverfahrens zur Programmbeschwerde vom 14.09.2025 (Beschluss der Sitzung vom 12.12.2025)

    Source officielle↑ retour au texte

  8. [8] Schleswig-Holsteinischer Landtag, 02.10.2026

    Entwurf eines Gesetzes zum Neunten Staatsvertrag zur Änderung medienrechtlicher Staatsverträge – Digitale Medien-Staatsvertrag, Regierungsentwurf (Unterrichtung 20/379, § 109a neu, § 115 Abs. 2 neu)

    Source officielle↑ retour au texte

  9. [9] Rundfunkkommission der Länder, 28.09.2026

    Digitale Medien-Staatsvertrag Teil 2, Diskussionsentwurf in der Anhörungsfassung (Mindestquote „jede fünfte Empfehlung“ für Public-Value-Inhalte), Anhörung bis 13.11.2026

    Source officielle↑ retour au texte

  10. [10] ARD ZDF Deutschlandradio Beitragsservice, 30.06.2026

    Beitragsservice stellt Jahresbericht 2025 vor (Erträge 8,72 Milliarden Euro, davon 164,5 Millionen Euro für die Landesmedienanstalten)

    Source officielle↑ retour au texte

  11. [11] Bayerischer Oberster Rechnungshof, 12.11.2024

    Finanzierung überprüfen und Einsparmöglichkeiten nutzen. Beratende Äußerung zur Bayerischen Landeszentrale für neue Medien (BLM)

    Source officielle↑ retour au texte

  12. [12] DWDL.de, 13.11.2024

    Rechnungshof kritisiert BLM als „seit Jahren überfinanziert“ (mit der Gegenposition von BLM-Präsident Thorsten Schmiege)

    Article de presse↑ retour au texte

  13. [13] die medienanstalten, Stand 30.10.2026

    Über uns: Aufgaben und Zuständigkeit der Landesmedienanstalten

    Institut ou organisme public↑ retour au texte

  14. [14] Westdeutscher Rundfunk, Stand 30.10.2026

    Der WDR-Rundfunkrat: Zusammensetzung und Aufgaben

    Source officielle↑ retour au texte

CORRECTIONS


Corrections

Aucune correction depuis la publication du 30/10/2026. Chaque modification de fond paraît ici avec sa date, son motif et la formulation précédente.

Cette page est une opinion. Nos vérifications de faits n’en sont pas.